La morale, c'est un discours qui, au nom du bien et du mal, commande certaines actions envers autrui, et définit nos devoirs inconditionnels.
Ce discours répond donc à la question : « Que dois-je faire ? »
II. La morale, c'est de hypocrisie ?
Exemple : Je suis dans un supermarché lorsque me prend l'envie de voler. Après mûre réflexion, je décide de ne pas le faire. Deux questions se posent :
"Ai-je agis conformément au devoir ?" = Légalité : agir par intérêt personnel, par calcul, en ayant pensé aux conséquences et sanctions. Cela concerne la légalité, car la loi ne s'intéresse qu'au cas où « le mal est fait » et non aux éventuelles intentions.
"Ai-je agis par devoir ?" = Moralité : agir par morale, parce qu'on doit le faire, que c'est juste, et pas simplement pour ne pas s'attirer des ennuis.
PLATON
L'anneau de Gygès, Platon, République, II, 357-368.
Gygès découvre un anneau doté d'un pouvoir : en tournant vers l'intérieur de sa main le chaton de celui-ci, il peut devenir invisible. Une fois ce pouvoir découvert, il se rend au palais royal. Il séduit la reine, tue le roi et prend le pouvoir.
Glaucon pose une thèse :
- Personne n'est juste (moral) volontairement, seulement par peur des sanctions.
- Personne n'est moral par devoir, mais par conformité au devoir.
- La morale n'est qu'un vernis de surface qui tombe lorsque qu’il n’y a plus de contraintes.
- La morale est une ruse des faibles pour empêcher les forts d’utiliser leur puissance, c'est-à-dire pour les empêcher de faire ce qu'eux-mêmes voudraient faire s’ils étaient forts.
- « Pas vu pas pris, Ni vu ni connu. »
La réponse cynique de l'immoraliste Glaucon : la vie morale est choisie par les faibles.
La moralité résiste-elle à la puissance ?
Exemple : Le seigneur des anneaux de Tolkien, dans sa version cinématographique. Frodo: Take it Gandalf! Take it! Gandalf: No, Frodo. Frodo: You must take it! Gandalf: You cannot offer me this Ring! Frodo: I'm giving it to you! Gandalf: Don't tempt me Frodo! I dare not take it. Not even to keep it safe. Understand Frodo, I would use this Ring from a desire to do good. But through me, it would wield a power too great and terrible to imagine.
Cet extrait du Seigneur des Anneaux montre que Gandalf, un vieil homme sage et fort, craint tout de même l'obtention du pouvoir et de la puissance, car elle pourrait engendrer chez lui des désirs contraires à la morale, qui détruiraient sa sagesse.
[20.9.10 Claudia]
La morale, c'est agir non par égoïsme, mais par respect du devoir.
Focus : morale et religion
L’homme religieux obéit-il seulement par crainte (de l’Enfer, la sanction) et espoir (du Paradis, la récompense) ?
Si oui, c’est simplement de l’égoïsme, du calcul intéressé, ce n'est pas moral.
L’homme moral se demande : "Que ferais-je si Dieu n’existait pas ? Si J’étais invisible à Dieu ?"
Selon Dostoïevski : “Si Dieu n’existe pas, tout est permis”.
Selon Kant (qui était Luthérien, un mouvement qui s’opposa notamment aux indulgences de l’Eglise) : NON ! DIEU N’EST PAS LA BASE DE LA MORALITÉ.
La morale nous rend seulement dignes d’aller au Paradis.
Selon les Jansénistes (contre les catholiques) : si Dieu veut que j’aille au paradis, j’irai, sinon tant pis ! C’est la doctrine de la prédestination.
Conclusion : la morale ne dépend pas de la religion.
III. La morale selon Kant
Selon Kant, la fin ne justifie jamais les moyens.
Kant s’est posé la question de la façon savoir lorsqu'une action est bonne. Se dévouer, par exemple, n’est-ce pas toujours moral ?
Voici quelques exemples ;
- Se dévouer par calcul : non moral.
- Se dévouer par amour : non moral.
Pourquoi ? Car ces motivations sont variables, par conséquent le devoir le sera aussi ! Or, le devoir doit être invariable.
Autre exemple : Nouveau Testament, fable du « Bon Samaritain ». C’est un exemple d’une action morale : un homme qui aide un inconnu, qui en plus se trouve être l’un de ses ennemis. Quelle est la maxime (règle d’action, loi que l’on s’impose) de cet homme ?
« Aide toujours ceux qui te récompenseront » ? Non moral !
« Aide toujours ceux qui t’inspirent de la compassion » : Non moral !
« Aide toujours ceux qui en ont besoin » : Moral !
Il faut donc, qu’une action soit altruiste, envers n'importe qui, et non variable.
(21.09.10 Emma)
Selon Kant la morale universelle est donnée par la raison. La morale est rationnelle : la raison dicte la morale. Cela se découvre en soi-même. Autrement dit la morale ne dépend pas des textes sacrés, ni des sentiments. C’est en ce sens que Kant écrit : « Deux choses remplissent le cœur d’une admiration et d’une vénération (…) toujours croissante (…) : le ciel étoilé au dessus de moi et la morale en soi . »
La volonté libre choisit le devoir par respect. Cette liberté, c'est une autonomie (la loi en grec : nomos) : la loi que l'on se donne à soi-même.
C'est le contraire d'hétéronomi : 1) être influencé par l'extérieur et 2) ne pas suivre la raison.
La morale suppose la liberté.
[22.9.10 Hans]
Kant, Fondements de la métaphysique de mœurs, 1785.
• Le devoir est un impératif catégorique : c’est la loi morale.
• Ce n’est pas un impératif hypothétique (exemple : « si tu veux…, alors… » ).
Formulation générale de la loi morale : "Agir de telle sorte que la maxime de l’action puisse être érigée en loi universelle ."
Formulation dérivée : "Traiter l’humanité comme une fin en soi, et non comme un moyen (ne pas faire de l’autre un simple moyen ; ne pas utiliser les gens pour des fins personnelles ; une personne ne peut jamais être un objet)."
Prix et dignité :
Dire que d’une chose qu’elle a un prix, veut dire qu’elle est échangeable (remplaçable) contre de l’argent ou une autre chose jugée équivalente.
Mais les êtres humains n’ont pas de prix , ils ont une dignité !
[11/10 et 13/10 Mélusine Dissard]
IV. L'utilitarisme
Jeremy Bentham (fondateur de l'utilitarisme)
Selon l'utilitarisme : "la fin justifie les moyens". Le but d'une action est d'atteindre le bonheur général.
Cette philosophie était très populaire en Angleterre et elle eut une grande influence dans le Droit. C'est une philosophie moderne qui se rapproche du libéralisme. Comme nous avons pu le constater lors du Chapitre III (La morale de Kant), l'utilitarisme s'oppose à la philosophie de Kant.
Jeremy Bentham (1748-1832) était un philosophe britannique du XIXème siècle dont la philosophie était l'utilitarisme. Son continuateur fut John Stuart Mill (1806- 1873).
John Stuart Mill publia Utilitarisian, son grand ouvrage, au milieu du XIXème siècle.
A. Conséquentalisme
Le conséquentialisme, c'est lorsque la valeur de l'acte dépend de son résultat.
Exemple : Jack Bauer, personnage fictif, protagoniste de la série 24h chrono. Dans cette fameuse série, Jack Bauer dit : "Thousands of lives are at stake" (= des milliers de vies sont en danger, en jeu). Pour lui, la responsabilité est la conséquence d'un acte. Pour ce héros fictif, il est essentiel de ne pas avoir peur "to get your hands dirty" (= de se salir les mains), car il déclare que parfois il faut agir dans l'urgence, et ne pas avoir de scrupules compte tenu de l'enjeu.
D'un autre côté, on peut critiquer Kant qui dit que la valeur d'un acte est important en lui-même, et que ce ne sont pas les conséquences qui sont primordiales. Kant met la loi morale au dessus de l'humanité. Pour lui, les actes sont soit bons, soit mauvais, mais les conséquences ne doivent pas influencer ce choix. Il considèrerait donc Jack Bauer comme étant immoral.
Les actes ont des conséquences qui vont nous dire si l'acte est bon ou mauvais, moral ou pas.
Exemple : "Est-ce bien de mentir ?" Cela dépend des conséquences de ce mensonge.
Les jugements de valeur se fondent sur l'utilité. La philosophie de Mill s'oppose donc à celle de Kant.
B. La maximisation du bonheur
"Le bonheur est la seule fin de l'action humaine (...) le bonheur doit être le critère (=condition) de la moralité" (citation utilitariste).
"It is better to be a human being dissatisfied than a pig satisfied; better to be Socrates dissatisfied than a fool satisfied" (John stuart Mill, Utilitarisian).
C. Actes et règles
Mais donc, selon l'utilitarisme, tous les moyens seront bons pour arriver à ses fins et donc même la torture !
Alors comment définir le moral du non-moral ?
1) Utilitarisme de l'acte
Cela dépendrait des conditions et des conséquences.
Kant voit la morale comme universelle indépendante de la situation, mais Mill pense qu'il faut juger chaque action en fonction de ces conséquences particulières, car au final, chaque acte est singulier.
Mais alors, comment juger cet acte moralement ?
2) Utilitarisme de la règle
Il ne s'agit pas uniquement des conséquences directes de mon acte, mais quelles sont les conséquences à long terme ?
Il faut donc juger chaque acte en fonction des conséquences à long terme des règles qu'il suit.
D. Le devoir utilitariste : égoïste ?
Est-ce une morale d'égoïste ? Non, car l'utilité est définie comme ce qui contribue au bonheur du plus grand nombre. Protégé le plus grand grand bien, la plus noble cause.
Et donc le sacrifice de soi est un devoir selon Mill, s'il maximise ou favorise le bonheur des autres.
J. Bauer : "Today, I can die for something" (= aujourd'hui je peux mourir pour quelque chose, j'ai une raison de mourir")
Parce que c'est juste et bon, c'est une noble cause.
V. La question de l’origine de la morale
A. Présentation de la question et de son enjeu
1 ) L’origine métaphysique
Kant veut fonder la morale. Il veut montrer que la morale est absolue. L’origine de la morale est ici littéralement surnaturelle. Elle ne vient pas de la nature. En effet, l’homme a deux dimensions : sensible et intelligible ou rationnelle. La morale vient de la raison absolue et universelle, non de notre nature sensible et particulière. Pour Kant, la morale est en quelque sorte innée, puisqu’elle se découvre en nous-mêmes. La morale ne vient ni de la société, ni de l’histoire, ni de la nature : elle est éternelle.
2) L’origine naturelle
Une autre possibilité est que la morale soit inventée ou produite historiquement. Étant relative, elle n’est pas absolue. La morale a une histoire, c’est une acquisition humaine, elle évolue. On peut penser qu’elle a une progression, donc différentes étapes. Cette dimension est notamment étudiée par la paléoanthropologie (science de l’homme ancien) et par la primatologie (éthologie du comportement des primates).
B. Conférence de Robert Sapolsky : "The uniqueness of humans"
Étudier les primates nous permet de nous considérer différemment comme humains.
Les humains sont-ils vraiment une espèce unique ?
Non, pas du point de vue de nos gènes ! Nous avons énormément de gènes communs avec les autres espèces.
De même, nos mécanismes biologiques sont communs à ceux des mammifères.
Ex. : les cycles d'ovulation des femelles se synchronisent chez les mammifères — et chez les humains aussi. La femme socialement dominante donne d'ailleurs ici le ton.
Nos activités mentales et cérébrales dépensent autant d'énergie que celles des primates en actions physiques réelles, même si elles sont différentes.
Sexualité non reproductive ? C'est un facteur unique à l'homme, cela n'existe pas chez les animaux. Fabrication d'outils : les primates aussi.
Agression : les primates sont très violents, comme nous. Ils tuent aussi de manière organisée. Cela n'est donc pas le propre de l'homme. Agression passive ou indirecte : les humains font cela de manière extrême aujourd'hui à travers les armes télécommandées (drones en Irak commandés depuis les USA, par des "fonctionnaires" menant une vie familiale…). Cela est unique aux humains.
Théorie de l'esprit : quand on réalise que quelqu'un d'autre a d'autres pensée que soi-même. Les humains se représentent ce que les autres humains se représentent, ils pensent à ce que les autres pensent. La théorie de l'esprit n'est plus propre aux hommes, elle s'applique aussi à d'autres espèces (ex: chimpanzés). Mais nous avons une théorie secondaire de l'esprit, cela est unique aux humains. [à compléter, 17:35]
La règle d'or morale : ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l'on te fasse. Cela n'est pas propre aux humains. Les stratégies de coopération sociale existent chez les animaux.
Ex. : la coopération chez les chauves-souris. Il y a des phénomènes d'exclusion des individus qui ne coopèrent pas.
Ex. : les poissons, connuent pour ne pas être très intelligents. Si on fait croire à un poisson qu´un autre l´a bousculé il va vouloir se venger. On met un miroir pour qu´il croit que " le méchant" est sont reflet dans le miroir. Il va alors conger de nombreuses fois contre le miroir ne comprenant pas qu´il s´agit d´un miroir. Si maintenant, on met un miroir à sa droite, il va croire qu´il a "un ami" qui va l aider a se venger de l autre. Et pour finir si on met le premier miroir plus en arrière, il va croire que "le méchant" s´éloigne donc qu´il triche.
Mais nous avons la capacité de comprendre des circonstances dans lesquelles la récompense de quelqu'un n'est pas celle que tu désirerais avoir.
Exemple : — "Frappe moi", dit le masochiste — "Non", dit le sado…
Guernica
Empathie : ce n'est pas non plus une spécificité humaine. Cela est visible chez les singes, qui réconfortent le singe victime innocente.
Mais nous avons la spécificité d'orienter cette empathie de manière extraordinairement variée. Nous avons de l'empathie envers d'autres espèces. (Voir le cheval dans Guernica de Picasso… ou même de l'empathie envers des animaux imaginaires…)
Récompense : la dopamine (neurotransmetteur) est liée à la récompense, mais plutôt à l'anticipation de la récompense (exemple du singe qui va réaliser un travail). Ce système de récompense est autant valable pour les singes comme pour l'Homme. La dopamine est libérée dans le cerveau comme une récompense. Il y a une excitation liée à l'attente de la récompense. [à compléter] Si la récompense chute à 50%, alors il y a une augmentation de la dopamine. L'attente de la récompense produit une addiction. [à compléter]
Or, la chimie du cerveau est la même chez nous. Ce qui nous différencie, c'est le délai entre le travail et la récompense. On peut attendre très longtemps, — jusqu'à la vie après la mort (paradis).
La culture nous distingue-t-elle ? La culture est la transmission non génétique de comportements entre les générations. Cela existe chez les singes à travers la transmission de compétences techniques (maniement d'outils), mais aussi de comportements sociaux. Nous ne sommes pas la seule espèce ayant une telle transmission, mais chez nous cela est devenu très complexe !
Dernier domaine de spécificité :
Kierkegaard [à compléter]
L'irrationalité qui nous fait dire que, parce que quelque chose est impossible à faire, alors il est nécessaire de tenter de le faire. Cela doit devenir un impératif moral.
[IL MANQUE ICI UNE TRANSITION]
C. La réponse du philosophe (André Comte-Sponville)
1) Lignes 1 à 5 : notre nature nous oblige à choisir une morale
1) 1 à 5 : affirmation : par nature nous avons besoin de morale car si on était bon on n'en aurait pas besoin.
2) 5 : question du choix de la morale et de son origine.
Une morale est inévitable ! Nous devons avoir une morale ! Nous sommes trop égoïstes, c'est pourquoi nous avons besoin d'une morale. La morale nous contraint à être bon...
2) Lignes 5 à 36: première réponse = la morale vient-elle de Dieu ?
Même dans ce cas, la morale est toujours relative à un contexte socio-historique, elle est toujours relative à une interpretation (qu'est-ce qui me prouve que Moïse n'a pas fumé et que ce qu'il dit c'est Dieu qui lui a vraiment dit ?). On n'est jamais sûr du message original (traducteur = traitre), on est donc toujours dans l'interpretation relative, qui depend de nous.
L'absolu n'est pas immédiat, ce qui signifie qu'on y accède que par des intermédiaires. Conclusion : même si la morale est absolue elle est relative. La morale est voulue.
Comte-Sponville est athée. La morale, on ne la connait que par les hommes.
L.7 - Surnaturelle = au dessus de la nature = transcendant = qui dépasse ce qui est donné.
L.7 - "Commode" car pas besoin de la chercher (la morale).
Iconoclaste: celui qui est contre les images.
3) Lignes 37 à : seconde réponse = la morale vient de l'homme.
"Et si Dieu n'existait pas? [...] Alors, si c'est comme ça, tout est permis ?" Dostoïevski, Les Frères Karamazov (1880), livre XI, chap. IV
40 : On ne veut pas retomber dans la barbarie habituelle et l'on veut progresser positivement.
[Debora 22-11-2010] Lignes 37: On a jamais la morale absolue, même si elle vient de Dieu.
Pourquoi est-ce que la seconde hypothèse, '' La morale est humaine '', n'a pas autant de place que la première ?
Car la thèse que la morale est relative et non absolue a déjà été exposée avant dans le cadre de la morale divine. Il l'a donc déjà démontré.
Rapidement, l'auteur passe à un autre problème, l'enjeu de la valeur de la morale.
Réctification du plan du texte: Lignes 1 à 5: Il faut une morale, mais laquelle ? Lignes 5 à 39: Une seule et même thèse: La morale n'est que relative, elle n'est jamais absolue. Lignes 39 à 61: Troisième partie, où il affronte un autre problème, à savoir la question de la valeur de la morale: ''Que vaut la morale ?".
Explication de la ligne 43: '' C'est ce que j'appelle la fidélité etc ..."
Compte-Sponville veut dire que la fidélité peut donner mauvaise conscience si on n'effectue pas ce qui nous est demandé, par exemple.
La morale, c'est la fidélité à certaines valeurs transmises. Il répond à cela en disant qu'il faut choisir sa morale en fonction des valeurs qu'on souhaite défendre.
Mais comment choisir ces valeurs ?
C'est d'après les valeurs qui nous sont transmises que tu auras la possibilité de choisir celle que tu souhaite cultiver. Pour cela, il utilise l'exemple du cercle.
Citation: '' Si on ne sait pas d'où on vient, on ne sait pas où on va ''.
Lignes 61 à 76: Dernière partie, où il se demande si la morale est universelle.
Doit-on dire la morale ou les morales ? Il répond à cette question par oui et non à la fois. Les morales sont en effet diverses mais la différence entre elles n'est que superficielle, car au fond, toutes les morales se rejoignent. C'est la mondialisation qui fait que tout le monde se rapproche des droits de l'Homme.
[Bérénice]
I. La morale, c'est quoi ?
La morale, c'est un discours qui, au nom du bien et du mal, commande certaines actions envers autrui, et définit nos devoirs inconditionnels.
Ce discours répond donc à la question : « Que dois-je faire ? »
II. La morale, c'est de hypocrisie ?
Exemple : Je suis dans un supermarché lorsque me prend l'envie de voler. Après mûre réflexion, je décide de ne pas le faire. Deux questions se posent :
"Ai-je agis conformément au devoir ?" = Légalité : agir par intérêt personnel, par calcul, en ayant pensé aux conséquences et sanctions. Cela concerne la légalité, car la loi ne s'intéresse qu'au cas où « le mal est fait » et non aux éventuelles intentions.
"Ai-je agis par devoir ?" = Moralité : agir par morale, parce qu'on doit le faire, que c'est juste, et pas simplement pour ne pas s'attirer des ennuis.
L'anneau de Gygès, Platon, République, II, 357-368.
Gygès découvre un anneau doté d'un pouvoir : en tournant vers l'intérieur de sa main le chaton de celui-ci, il peut devenir invisible. Une fois ce pouvoir découvert, il se rend au palais royal. Il séduit la reine, tue le roi et prend le pouvoir.
Glaucon pose une thèse :
- Personne n'est juste (moral) volontairement, seulement par peur des sanctions.
- Personne n'est moral par devoir, mais par conformité au devoir.
- La morale n'est qu'un vernis de surface qui tombe lorsque qu’il n’y a plus de contraintes.
- La morale est une ruse des faibles pour empêcher les forts d’utiliser leur puissance, c'est-à-dire pour les empêcher de faire ce qu'eux-mêmes voudraient faire s’ils étaient forts.
- « Pas vu pas pris, Ni vu ni connu. »
La réponse cynique de l'immoraliste Glaucon : la vie morale est choisie par les faibles.
La moralité résiste-elle à la puissance ?
Exemple : Le seigneur des anneaux de Tolkien, dans sa version cinématographique.
Frodo: Take it Gandalf! Take it!
Gandalf: No, Frodo.
Frodo: You must take it!
Gandalf: You cannot offer me this Ring!
Frodo: I'm giving it to you!
Gandalf: Don't tempt me Frodo! I dare not take it. Not even to keep it safe. Understand Frodo, I would use this Ring from a desire to do good. But through me, it would wield a power too great and terrible to imagine.
Cet extrait du Seigneur des Anneaux montre que Gandalf, un vieil homme sage et fort, craint tout de même l'obtention du pouvoir et de la puissance, car elle pourrait engendrer chez lui des désirs contraires à la morale, qui détruiraient sa sagesse.
[20.9.10 Claudia]
La morale, c'est agir non par égoïsme, mais par respect du devoir.
Focus : morale et religion
L’homme religieux obéit-il seulement par crainte (de l’Enfer, la sanction) et espoir (du Paradis, la récompense) ?Si oui, c’est simplement de l’égoïsme, du calcul intéressé, ce n'est pas moral.
L’homme moral se demande : "Que ferais-je si Dieu n’existait pas ? Si J’étais invisible à Dieu ?"
Selon Dostoïevski : “Si Dieu n’existe pas, tout est permis”.
Selon Kant (qui était Luthérien, un mouvement qui s’opposa notamment aux indulgences de l’Eglise) : NON ! DIEU N’EST PAS LA BASE DE LA MORALITÉ.
La morale nous rend seulement dignes d’aller au Paradis.
Selon les Jansénistes (contre les catholiques) : si Dieu veut que j’aille au paradis, j’irai, sinon tant pis ! C’est la doctrine de la prédestination.
Conclusion : la morale ne dépend pas de la religion.
III. La morale selon Kant
Selon Kant, la fin ne justifie jamais les moyens.
Kant s’est posé la question de la façon savoir lorsqu'une action est bonne. Se dévouer, par exemple, n’est-ce pas toujours moral ?
Voici quelques exemples ;
- Se dévouer par calcul : non moral.
- Se dévouer par amour : non moral.
Pourquoi ? Car ces motivations sont variables, par conséquent le devoir le sera aussi ! Or, le devoir doit être invariable.
Autre exemple : Nouveau Testament, fable du « Bon Samaritain ». C’est un exemple d’une action morale : un homme qui aide un inconnu, qui en plus se trouve être l’un de ses ennemis. Quelle est la maxime (règle d’action, loi que l’on s’impose) de cet homme ?
« Aide toujours ceux qui te récompenseront » ? Non moral !
« Aide toujours ceux qui t’inspirent de la compassion » : Non moral !
« Aide toujours ceux qui en ont besoin » : Moral !
Il faut donc, qu’une action soit altruiste, envers n'importe qui, et non variable.
(21.09.10 Emma)
Selon Kant la morale universelle est donnée par la raison. La morale est rationnelle : la raison dicte la morale. Cela se découvre en soi-même. Autrement dit la morale ne dépend pas des textes sacrés, ni des sentiments. C’est en ce sens que Kant écrit : « Deux choses remplissent le cœur d’une admiration et d’une vénération (…) toujours croissante (…) : le ciel étoilé au dessus de moi et la morale en soi . »
La volonté libre choisit le devoir par respect. Cette liberté, c'est une autonomie (la loi en grec : nomos) : la loi que l'on se donne à soi-même.
C'est le contraire d'hétéronomi : 1) être influencé par l'extérieur et 2) ne pas suivre la raison.
La morale suppose la liberté.
[22.9.10 Hans]
Kant, Fondements de la métaphysique de mœurs, 1785.
• Le devoir est un impératif catégorique : c’est la loi morale.
• Ce n’est pas un impératif hypothétique (exemple : « si tu veux…, alors… » ).
Formulation générale de la loi morale : "Agir de telle sorte que la maxime de l’action puisse être érigée en loi universelle ."
Formulation dérivée : "Traiter l’humanité comme une fin en soi, et non comme un moyen (ne pas faire de l’autre un simple moyen ; ne pas utiliser les gens pour des fins personnelles ; une personne ne peut jamais être un objet)."
Prix et dignité :
Dire que d’une chose qu’elle a un prix, veut dire qu’elle est échangeable (remplaçable) contre de l’argent ou une autre chose jugée équivalente.
Mais les êtres humains n’ont pas de prix , ils ont une dignité !
[11/10 et 13/10 Mélusine Dissard]
IV. L'utilitarisme
Cette philosophie était très populaire en Angleterre et elle eut une grande influence dans le Droit. C'est une philosophie moderne qui se rapproche du libéralisme. Comme nous avons pu le constater lors du Chapitre III (La morale de Kant), l'utilitarisme s'oppose à la philosophie de Kant.
Jeremy Bentham (1748-1832) était un philosophe britannique du XIXème siècle dont la philosophie était l'utilitarisme. Son continuateur fut John Stuart Mill (1806- 1873).
John Stuart Mill publia Utilitarisian, son grand ouvrage, au milieu du XIXème siècle.
A. Conséquentalisme
Le conséquentialisme, c'est lorsque la valeur de l'acte dépend de son résultat.
Exemple : Jack Bauer, personnage fictif, protagoniste de la série 24h chrono. Dans cette fameuse série, Jack Bauer dit : "Thousands of lives are at stake" (= des milliers de vies sont en danger, en jeu). Pour lui, la responsabilité est la conséquence d'un acte. Pour ce héros fictif, il est essentiel de ne pas avoir peur "to get your hands dirty" (= de se salir les mains), car il déclare que parfois il faut agir dans l'urgence, et ne pas avoir de scrupules compte tenu de l'enjeu.
D'un autre côté, on peut critiquer Kant qui dit que la valeur d'un acte est important en lui-même, et que ce ne sont pas les conséquences qui sont primordiales. Kant met la loi morale au dessus de l'humanité. Pour lui, les actes sont soit bons, soit mauvais, mais les conséquences ne doivent pas influencer ce choix. Il considèrerait donc Jack Bauer comme étant immoral.
Les actes ont des conséquences qui vont nous dire si l'acte est bon ou mauvais, moral ou pas.
Exemple : "Est-ce bien de mentir ?" Cela dépend des conséquences de ce mensonge.
Les jugements de valeur se fondent sur l'utilité. La philosophie de Mill s'oppose donc à celle de Kant.
B. La maximisation du bonheur
"Le bonheur est la seule fin de l'action humaine (...) le bonheur doit être le critère (=condition) de la moralité" (citation utilitariste).
"It is better to be a human being dissatisfied than a pig satisfied; better to be Socrates dissatisfied than a fool satisfied" (John stuart Mill, Utilitarisian).
C. Actes et règles
Mais donc, selon l'utilitarisme, tous les moyens seront bons pour arriver à ses fins et donc même la torture !
Alors comment définir le moral du non-moral ?
1) Utilitarisme de l'acte
Cela dépendrait des conditions et des conséquences.Kant voit la morale comme universelle indépendante de la situation, mais Mill pense qu'il faut juger chaque action en fonction de ces conséquences particulières, car au final, chaque acte est singulier.
Mais alors, comment juger cet acte moralement ?
2) Utilitarisme de la règle
Il ne s'agit pas uniquement des conséquences directes de mon acte, mais quelles sont les conséquences à long terme ?Il faut donc juger chaque acte en fonction des conséquences à long terme des règles qu'il suit.
D. Le devoir utilitariste : égoïste ?
Est-ce une morale d'égoïste ? Non, car l'utilité est définie comme ce qui contribue au bonheur du plus grand nombre. Protégé le plus grand grand bien, la plus noble cause.
Et donc le sacrifice de soi est un devoir selon Mill, s'il maximise ou favorise le bonheur des autres.
J. Bauer : "Today, I can die for something" (= aujourd'hui je peux mourir pour quelque chose, j'ai une raison de mourir")
Parce que c'est juste et bon, c'est une noble cause.
V. La question de l’origine de la morale
A. Présentation de la question et de son enjeu
1 ) L’origine métaphysique
Kant veut fonder la morale. Il veut montrer que la morale est absolue. L’origine de la morale est ici littéralement surnaturelle. Elle ne vient pas de la nature. En effet, l’homme a deux dimensions : sensible et intelligible ou rationnelle. La morale vient de la raison absolue et universelle, non de notre nature sensible et particulière. Pour Kant, la morale est en quelque sorte innée, puisqu’elle se découvre en nous-mêmes. La morale ne vient ni de la société, ni de l’histoire, ni de la nature : elle est éternelle.2) L’origine naturelle
Une autre possibilité est que la morale soit inventée ou produite historiquement. Étant relative, elle n’est pas absolue. La morale a une histoire, c’est une acquisition humaine, elle évolue. On peut penser qu’elle a une progression, donc différentes étapes. Cette dimension est notamment étudiée par la paléoanthropologie (science de l’homme ancien) et par la primatologie (éthologie du comportement des primates).B. Conférence de Robert Sapolsky : "The uniqueness of humans"
http://www.ted.com/talks/robert_sapolsky_the_uniqueness_of_humans.html
Conférence en anglais de Robert Sapolsky (neurologue et primatologue) donnée à Standford.
Étudier les primates nous permet de nous considérer différemment comme humains.
Les humains sont-ils vraiment une espèce unique ?
Non, pas du point de vue de nos gènes ! Nous avons énormément de gènes communs avec les autres espèces.
De même, nos mécanismes biologiques sont communs à ceux des mammifères.
Ex. : les cycles d'ovulation des femelles se synchronisent chez les mammifères — et chez les humains aussi. La femme socialement dominante donne d'ailleurs ici le ton.
Nos activités mentales et cérébrales dépensent autant d'énergie que celles des primates en actions physiques réelles, même si elles sont différentes.
Sexualité non reproductive ? C'est un facteur unique à l'homme, cela n'existe pas chez les animaux.
Fabrication d'outils : les primates aussi.
Agression : les primates sont très violents, comme nous. Ils tuent aussi de manière organisée. Cela n'est donc pas le propre de l'homme.
Agression passive ou indirecte : les humains font cela de manière extrême aujourd'hui à travers les armes télécommandées (drones en Irak commandés depuis les USA, par des "fonctionnaires" menant une vie familiale…). Cela est unique aux humains.
Théorie de l'esprit : quand on réalise que quelqu'un d'autre a d'autres pensée que soi-même. Les humains se représentent ce que les autres humains se représentent, ils pensent à ce que les autres pensent. La théorie de l'esprit n'est plus propre aux hommes, elle s'applique aussi à d'autres espèces (ex: chimpanzés). Mais nous avons une théorie secondaire de l'esprit, cela est unique aux humains. [à compléter, 17:35]
La règle d'or morale : ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l'on te fasse. Cela n'est pas propre aux humains. Les stratégies de coopération sociale existent chez les animaux.
Ex. : la coopération chez les chauves-souris. Il y a des phénomènes d'exclusion des individus qui ne coopèrent pas.
Ex. : les poissons, connuent pour ne pas être très intelligents. Si on fait croire à un poisson qu´un autre l´a bousculé il va vouloir se venger. On met un miroir pour qu´il croit que " le méchant" est sont reflet dans le miroir. Il va alors conger de nombreuses fois contre le miroir ne comprenant pas qu´il s´agit d´un miroir. Si maintenant, on met un miroir à sa droite, il va croire qu´il a "un ami" qui va l aider a se venger de l autre. Et pour finir si on met le premier miroir plus en arrière, il va croire que "le méchant" s´éloigne donc qu´il triche.
Mais nous avons la capacité de comprendre des circonstances dans lesquelles la récompense de quelqu'un n'est pas celle que tu désirerais avoir.
Exemple : — "Frappe moi", dit le masochiste — "Non", dit le sado…
Empathie : ce n'est pas non plus une spécificité humaine. Cela est visible chez les singes, qui réconfortent le singe victime innocente.
Mais nous avons la spécificité d'orienter cette empathie de manière extraordinairement variée. Nous avons de l'empathie envers d'autres espèces. (Voir le cheval dans Guernica de Picasso… ou même de l'empathie envers des animaux imaginaires…)
Récompense : la dopamine (neurotransmetteur) est liée à la récompense, mais plutôt à l'anticipation de la récompense (exemple du singe qui va réaliser un travail). Ce système de récompense est autant valable pour les singes comme pour l'Homme. La dopamine est libérée dans le cerveau comme une récompense. Il y a une excitation liée à l'attente de la récompense. [à compléter] Si la récompense chute à 50%, alors il y a une augmentation de la dopamine. L'attente de la récompense produit une addiction.
[à compléter]
Or, la chimie du cerveau est la même chez nous. Ce qui nous différencie, c'est le délai entre le travail et la récompense. On peut attendre très longtemps, — jusqu'à la vie après la mort (paradis).
La culture nous distingue-t-elle ? La culture est la transmission non génétique de comportements entre les générations. Cela existe chez les singes à travers la transmission de compétences techniques (maniement d'outils), mais aussi de comportements sociaux. Nous ne sommes pas la seule espèce ayant une telle transmission, mais chez nous cela est devenu très complexe !
Dernier domaine de spécificité :
Kierkegaard [à compléter]
L'irrationalité qui nous fait dire que, parce que quelque chose est impossible à faire, alors il est nécessaire de tenter de le faire. Cela doit devenir un impératif moral.
[IL MANQUE ICI UNE TRANSITION]
C. La réponse du philosophe (André Comte-Sponville)
[ines 17-11-2010]Texte de André Comte-Sponville, "la morale vient du passé".
plan du texte:
1) Lignes 1 à 5 : notre nature nous oblige à choisir une morale
1) 1 à 5 : affirmation : par nature nous avons besoin de morale car si on était bon on n'en aurait pas besoin.
2) 5 : question du choix de la morale et de son origine.
Une morale est inévitable ! Nous devons avoir une morale ! Nous sommes trop égoïstes, c'est pourquoi nous avons besoin d'une morale. La morale nous contraint à être bon...
2) Lignes 5 à 36: première réponse = la morale vient-elle de Dieu ?
Même dans ce cas, la morale est toujours relative à un contexte socio-historique, elle est toujours relative à une interpretation (qu'est-ce qui me prouve que Moïse n'a pas fumé et que ce qu'il dit c'est Dieu qui lui a vraiment dit ?). On n'est jamais sûr du message original (traducteur = traitre), on est donc toujours dans l'interpretation relative, qui depend de nous.
L'absolu n'est pas immédiat, ce qui signifie qu'on y accède que par des intermédiaires.
Conclusion : même si la morale est absolue elle est relative. La morale est voulue.
Comte-Sponville est athée. La morale, on ne la connait que par les hommes.
L.7 - Surnaturelle = au dessus de la nature = transcendant = qui dépasse ce qui est donné.
L.7 - "Commode" car pas besoin de la chercher (la morale).
Iconoclaste: celui qui est contre les images.
3) Lignes 37 à : seconde réponse = la morale vient de l'homme.
"Et si Dieu n'existait pas? [...] Alors, si c'est comme ça, tout est permis ?" Dostoïevski, Les Frères Karamazov (1880), livre XI, chap. IV
40 : On ne veut pas retomber dans la barbarie habituelle et l'on veut progresser positivement.
[Debora 22-11-2010]
Lignes 37: On a jamais la morale absolue, même si elle vient de Dieu.
Pourquoi est-ce que la seconde hypothèse, '' La morale est humaine '', n'a pas autant de place que la première ?
Car la thèse que la morale est relative et non absolue a déjà été exposée avant dans le cadre de la morale divine. Il l'a donc déjà démontré.
Rapidement, l'auteur passe à un autre problème, l'enjeu de la valeur de la morale.
Réctification du plan du texte:
Lignes 1 à 5: Il faut une morale, mais laquelle ?
Lignes 5 à 39: Une seule et même thèse: La morale n'est que relative, elle n'est jamais absolue.
Lignes 39 à 61: Troisième partie, où il affronte un autre problème, à savoir la question de la valeur de la morale: ''Que vaut la morale ?".
Explication de la ligne 43: '' C'est ce que j'appelle la fidélité etc ..."
Compte-Sponville veut dire que la fidélité peut donner mauvaise conscience si on n'effectue pas ce qui nous est demandé, par exemple.
La morale, c'est la fidélité à certaines valeurs transmises. Il répond à cela en disant qu'il faut choisir sa morale en fonction des valeurs qu'on souhaite défendre.
Mais comment choisir ces valeurs ?
C'est d'après les valeurs qui nous sont transmises que tu auras la possibilité de choisir celle que tu souhaite cultiver. Pour cela, il utilise l'exemple du cercle.
Citation: '' Si on ne sait pas d'où on vient, on ne sait pas où on va ''.
Lignes 61 à 76: Dernière partie, où il se demande si la morale est universelle.
Doit-on dire la morale ou les morales ? Il répond à cette question par oui et non à la fois. Les morales sont en effet diverses mais la différence entre elles n'est que superficielle, car au fond, toutes les morales se rejoignent. C'est la mondialisation qui fait que tout le monde se rapproche des droits de l'Homme.